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L'actualité santé
🦟 Pourquoi les moustiques me piquent-ils toujours moi (et jamais mon conjoint) ?
Vous avez l'impression d'être le repas préféré des moustiques ? Découvrez les explications scientifiques derrière ce phénomène.Chaque été, la scène se répète. Vous passez la soirée sur la terrasse avec vos proches. À la fin du repas, votre conjoint n'a pas une seule piqûre... pendant que vous comptez déjà les boutons sur vos jambes.Rassurez-vous : ce n'est pas une impression. Les moustiques ont réellement leurs petites préférences.🧬 Les moustiques choisissent-ils leurs victimes ?Oui... mais pas au hasard.Les moustiques femelles (ce sont elles qui piquent) utilisent plusieurs indices pour trouver leur prochain repas.🌬️ Le dioxyde de carbone : leur premier radarÀ chaque expiration, nous rejetons du dioxyde de carbone (CO₂).Certaines personnes en produisent naturellement davantage, notamment les adultes, les sportifs après un effort ou les femmes enceintes.Et les moustiques sont capables de le détecter à plusieurs mètres de distance.🌡️ La chaleur corporelle et la transpirationNotre peau libère naturellement de la chaleur et différentes substances chimiques.L'acide lactique, l'ammoniaque ou certains composés présents dans la transpiration semblent particulièrement attractifs pour les moustiques.Après une séance de sport ou une promenade estivale, vous devenez donc un peu plus visible pour eux.🩸 Et le groupe sanguin ?Certaines études suggèrent que les personnes du groupe O seraient un peu plus souvent piquées que les autres.Mais rassurez-vous : le groupe sanguin n'explique qu'une partie du phénomène.🌿 Peut-on limiter les piqûres ?Quelques habitudes simples peuvent aider :🦟 utiliser un répulsif adapté ;👕 porter des vêtements longs et clairs lors des soirées ;💧 éviter les eaux stagnantes autour de la maison ;🚿 prendre une douche après une activité physique.💊 Un petit coup de pouce possible🦟 Répulsifs adaptés à l'âge.🧴 Gels apaisants après piqûres.🌿 Certaines solutions à base de plantes peuvent également apporter une sensation de confort.👩⚕️ L'œil du pharmacienCette question revient chaque été : "Pourquoi ils me choisissent toujours moi ?"En réalité, il s'agit souvent d'une combinaison de plusieurs facteurs naturels sur lesquels nous avons peu de contrôle. Heureusement, quelques mesures simples permettent généralement de limiter les désagréments.💡 Le saviez-vous ?Les moustiques ne nous voient pas seulement : ils nous "sentent". Leur système olfactif est si développé qu'ils peuvent détecter certains composés chimiques émis par notre peau plusieurs dizaines de mètres plus loin.🌼 En conclusionSi vous avez l'impression d'être le buffet préféré des moustiques, ce n'est probablement pas une question de chance... ni de malchance. C'est simplement que votre organisme possède quelques caractéristiques qui les attirent davantage.Et finalement, si votre conjoint repart toujours sans une seule piqûre, vous pouvez désormais lui expliquer qu'il ne s'agit pas d'un super-pouvoir... mais simplement de biologie. 😉🦟SourcesINSERMANSESCenters for Disease Control and Prevention (CDC)
Se former aux métiers de la santé en Guyane, c’est possible !
Mi-juillet, les étudiants en médecine et en soins infirmiers ont reçu les résultats de leurs examens. Ils sont en progrès. Cette année, 82 nouveaux infirmiers ont été diplômés à l’issue de leurs trois années de formation. Ayant réalisé plusieurs mois de stage, ils vont pouvoir travailler immédiatement dans les hôpitaux et cliniques de Guyane. Avant même l’obtention de leur diplôme, beaucoup se sont déjà vu proposer des contrats de travail. A partir de la rentrée de septembre, le cursus d’infirmier deviendra universitaire. Leur formation leur permettra d’acquérir des compétences supplémentaires, mais également de bénéficier de simulation avant de partir en stage.Les étudiants du parcours d’accès spécifique santé de l’Université de Guyane ont également obtenu leurs résultats. Trente d’entre eux vont poursuivre en deuxième année de médecine à Cayenne. Douze autres ont été sélectionnés pour des études de sage-femme, pharmacien, chirurgien-dentiste ou masseur-kinésithérapeute, aux Antilles ou dans l’Hexagone.Les étudiants en médecine ont désormais la possibilité de suivre l’intégralité de leurs neuf années d’études en Guyane. L’objectif est de parvenir à recruter cinquante élèves en deuxième année, à partir de 2030. Cela permettrait de commencer à combler le manque de médecins en Guyane, tout en remplaçant ceux qui partent à la retraite.Plusieurs dispositifs ont été mis en place pour soutenir les jeunes Guyanais souhaitant se former aux métiers de la santé. L’Externat Saint-Joseph, à Cayenne, a créé la filière Excellence santé. Elle permet à des élèves de seconde, première et terminale de suivre des cours supplémentaires dans les matières scientifiques et de rencontrer des professionnels de santé. Pour les étudiants de première année de médecine, l’Agence régionale de santé finance un tutorat. Ils reçoivent ainsi un soutien qui leur évite de devoir chercher des solutions payantes.Il existe encore d’autres métiers auxquels il est possible de se former en Guyane: auxiliaire de puériculture, aide-soignant, manipulateur radio…
☀️ Coup de soleil : comment soulager sa peau ?
Votre peau a rougi après une journée au soleil ? Découvrez comment soulager un coup de soleil et favoriser la récupération.Une journée à la plage, un déjeuner en terrasse ou une randonnée un peu plus longue que prévu... et le soir venu, le verdict tombe : la peau chauffe, rougit et tire. Le coup de soleil fait partie des petits désagréments classiques de l'été.Pas de panique : dans la majorité des cas, quelques gestes simples permettent d'apaiser rapidement l'inconfort.🌞 Pourquoi attrape-t-on un coup de soleil ?Le coup de soleil est une réaction naturelle de la peau face à une exposition excessive aux rayons ultraviolets (UV).Même lorsque le ciel est légèrement couvert ou que le vent donne une sensation de fraîcheur, les UV continuent d'atteindre la peau.Résultat : elle devient rouge, chaude et parfois sensible au toucher.🔥 Les premiers signes☀️ rougeur de la peau🔥 sensation de chaleur😣 tiraillements ou sensibilité💧 peau plus sèche que d'habitudeDans certains cas, de petites cloques peuvent apparaître. Si elles sont nombreuses ou accompagnées d'une altération de l'état général, un avis médical est recommandé.❄️ Les bons gestes pour apaiser la peau🚿 Prendre une douche tiède ou fraîche.🧴 Appliquer régulièrement une crème ou un lait après-soleil hydratant.💧 Boire suffisamment d'eau pour compenser les pertes liées à la chaleur.👕 Protéger la zone concernée du soleil jusqu'à la disparition des symptômes.🚫 Éviter de percer d'éventuelles petites cloques.💊 Un petit coup de pouce possible🌿 Gel d'aloe vera.🌿 Crèmes hydratantes réparatrices.💧 Solutions riches en agents hydratants.🧂 Une bonne hydratation contribue également au confort cutané.👩⚕️ L'œil du pharmacienAu comptoir, beaucoup de personnes pensent qu'un coup de soleil est "normal" en début d'été. En réalité, il s'agit surtout d'un signal envoyé par la peau pour dire qu'elle a reçu un peu trop de soleil.Quelques gestes simples permettent généralement de retrouver rapidement du confort.💡 Le saviez-vous ?La peau possède sa propre mémoire. Chaque exposition au soleil laisse une petite trace, même lorsque le coup de soleil disparaît rapidement.🌼 En conclusionLe soleil fait partie des plaisirs de l'été. Avec une protection adaptée et quelques bons réflexes, il est tout à fait possible d'en profiter... sans finir couleur écrevisse au dîner. ☀️🦞SourcesINSERMInstitut National du CancerOrganisation Mondiale de la Santé
Le manque de suivi de grossesse augmente les risques de complication.
La Guyane a enregistré un peu plus de 6 500 naissances l’an dernier. Un chiffre en baisse depuis une douzaine d’années. Malgré cette diminution, le territoire conserve un taux de natalité élevé, avec 23,5 naissances pour 1 000 habitants, soit le deuxième taux le plus important de France, derrière Mayotte.Au début du mois, Santé publique France a publié un état des lieux complet consacré à la santé des femmes enceintes, des fœtus et des nouveau-nés, de la grossesse jusqu’au post-partum. L’objectif : fournir des données utiles pour orienter les politiques publiques. Les actions de promotion de la santé menées avant, pendant et après la grossesse figurent en effet parmi les leviers les plus efficaces pour réduire les inégalités sociales et territoriales de santé.En Guyane, la situation périnatale reste marquée par plusieurs défis : une forte natalité, des grossesses souvent précoces, un suivi prénatal encore insuffisant pour prévenir certaines pathologies et complications, ainsi que des taux de mortalité néonatale et infantile parmi les plus élevés des régions françaises.Le territoire présente toutefois plusieurs indicateurs favorables. Les femmes enceintes y fument moins qu’ailleurs, les accouchements par voie basse sont plus fréquents, les complications liées à l’accouchement moins nombreuses, et l’adhésion au dépistage des maladies rares et graves est meilleure. La pratique de l’allaitement y est également davantage répandue.Une femme sur huit qui accouche en Guyane a moins de 20 ans, soit une proportion six fois supérieure à celle observée au niveau national. Ces grossesses précoces, notamment chez les adolescentes, augmentent les risques pour l’enfant à naître, avec davantage de risques de faible poids de naissance, de prématurité ou encore d’anomalies congénitales. Elles peuvent aussi fragiliser le parcours des jeunes mères, en favorisant l’isolement social et le décrochage scolaire, et contribuer au maintien des inégalités liées au genre.Autre difficulté : en Guyane, les grossesses sont moins souvent désirées ou planifiées et font l’objet d’un suivi moins régulier. Pourtant, la prise de folates avant la conception, la préparation à la grossesse et un accompagnement médical de qualité tout au long de celle-ci constituent des leviers essentiels pour limiter les risques maternels et néonatals.Les conséquences d’un suivi insuffisant sont notamment visibles dans le dépistage du diabète gestationnel : seules trois femmes enceintes sur cinq en bénéficient, alors qu’il devrait être proposé systématiquement, y compris en l’absence de facteur de risque. Les troubles de la tension artérielle, plus fréquents qu’ailleurs, nécessitent également une détection précoce, car ils peuvent entraîner des complications graves pendant la grossesse.Parmi les éléments positifs, la Guyane affiche une proportion plus faible de femmes enceintes fumeuses, ainsi qu’un recours moins fréquent aux césariennes et moins de complications lors de l’accouchement. Ces résultats peuvent notamment s’expliquer par l’âge plus jeune des mères et par le fait qu’elles sont plus nombreuses à avoir déjà eu des enfants.Les indicateurs concernant la santé des nouveau-nés restent néanmoins préoccupants. Plus d’un enfant sur dix naît prématurément, ce qui accroît le risque de troubles du neurodéveloppement et de handicap, même si la tendance évolue à la baisse. La mortalité néonatale, notamment dans les six premiers jours de vie, ainsi que la mortalité infantile au cours de la première année restent également supérieures à celles observées dans la majorité des autres territoires français.La Guyane se distingue en revanche par une meilleure acceptation du dépistage des maladies rares et graves chez le nouveau-né. Ces pathologies y sont globalement moins fréquentes qu’ailleurs, à l’exception de la drépanocytose, qui concerne environ un enfant sur 200.Enfin, l’allaitement constitue un point fort : près de neuf mères sur dix choisissent d’allaiter leur enfant, plaçant la Guyane parmi les départements français où cette pratique est la plus répandue.Pour lire le document de Santé publique France: https://www.santepubliquefrance.fr/regions-et-territoires/guyane/bulletin-regional/sante-perinatale-et-petite-enfance-en-guyane-entre-2012-2024 Les femmes prévoyant d’accoucher à la maternité de Cayenne peuvent s’inscrire. Cela permet de faire le point sur ses antécédents médicaux, de fixer les rendez-vous de neuvième mois et d’anesthésie, voire avec des spécialistes si besoin.Vous envisagez d’avoir un enfant? En avez-vous parler à votre médecin, à votre sage-femme ou à votre gynécologue?

